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 Ne jamais faire confiance à un couteau. [PV Amerlyllian

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Haelwezhenn Bellovesus
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MessageSujet: Ne jamais faire confiance à un couteau. [PV Amerlyllian   Mar 3 Jan - 19:02

"Ne retiens pas tes lames ♫"


« Dans la claire forêt, en allant me promener, les écureuils me sentaient si mauvais, qu’ils préféraient m’éviter.♫ »

Oui, il avait une mauvaise odeur. Celle du sang. Celle d’une femme qu’il avait autrefois kidnappée, arraché à sa famille, à ses enfants, pour lui donner un nouveau nom, une nouvelle identité et surtout de nouveaux morveux dont elle devait s’occuper. Il savait qu’il n’était qu’un monstre, enfin du moins, il n’était qu’un hybride. Mais dans le sens figuré du terme, il l’était. Est-ce que le lapin à qui il avait arraché sa peau était encore vivant ? Souhaitait-il la sienne ? Est-ce que sa famille, ceux qui avaient pu fuir, cherchaient sa tête ou préféraient-il se terrer dans un coin, traumatisés par l’image d’un homme violet revenu d’entre les morts pour les exterminer ? Une envie soudaine de les retrouver uniquement pour leur rendre visite et leur demander des nouvelles frappa Haelwezhenn. Voilà à présent qu’il s’inquiétait pour eux. Il était trop gentil. C’était l’un de ses défauts.

Aujourd’hui, il n’était pas habillé en léporidé ou autre animal. Après tout, sa dernière victime connaissait bien son costume et son visage. Alors il s’était juste contenté de s’habiller comme n’importe quel gugusse, autrement dit un pantalon, des bottes noires, une chemise et…. Un boooon gros manteau. Il devait avouer qu’il aimait bien la neige, qu’il l’adorait même -surtout lorsqu’elle mettait en valeur le ton rougeoyant de l’hémoglobine de ses proies. Ha oui, il était parfois un grand poète- mais malheureusement ce n’était pas son habitat naturel. Pour un gars à moitié créature caméléon il aurait mieux fallu qu’il habite Hotland. Mais Snowdin c’était plus joli. Puis c’est plus rigolo de se battre contre des intempéries de temps en temps. Bah oui.

Marchant en direction d’un petit ruisseau, notre meurtrier chantonnait joyeusement pour se donner du courage.

« Prochaine fois que j’irai tuer ma femme, je m’assurerai qu’elle ne soit pas armée.♫ »

Il se posa sur la neige qui lui valut un frisson dans tout le corps. Il souffla dans ses mains comme pour les réchauffer avant de retirer les gants. Il plongea ses minettes dans l’eau glacée qui lui provoqua un mélange de grimace et de sourire. Il avait besoin de laver le plus de tissu possible : les traces de sang. La prochaine fois qu’il emmènera une future-ex dans la forêt, il ferait bien attention à elle. Pour sûr. Par contre, il avait déjà oublié où il avait caché le cadavre. C’était problématique. Fixant en même temps le couteau qu’il avait posé à côté de lui, il dit :

« Prochaine fois que tu te retournes contre moi, j’te jure que tu le regretteras. »

Le couteau ne répondit rien.

« C’est ça. Ne dis rien du tout. Tu sais ce que ça fait de se sentir trahi par son ami ? »

Il marqua un silence, le temps que l’arme lui réponde. Mais celle-ci demeura de nouveau muette, ce qui donnait les larmes aux yeux au meurtrier.

« Pourquoi tu ne me réponds plus ? Pourquoi ne me dis rien ? Je croyais… que nous étions inséparables ! Mais maintenant je vais devoir… devoir aussi te tuer de mes mains… »

Là, chagriné, il passa ses doigts autour de la lame comme pour l’étrangler. Mais la loi des couteaux fit ce qu’il devait faire ; il se coupa un peu la main, ce qui le força à reculer et à lécher la cicatrice en chouinant :

« Tu es vraiment un traître. »
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Amerlyllian
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MessageSujet: Re: Ne jamais faire confiance à un couteau. [PV Amerlyllian   Mer 4 Jan - 0:58
Aujourd’hui, tu avais eu un début de journée plutôt agréable.
À défaut d’avoir pu travailler dans la boutique de ta tante Violette, tu t’étais occupée des enfants du village. Ces derniers voulaient se rendre à la forêt, profitant que le blizzard s’était calmé et qu’il faisait un peu moins froid que d’habitude. Ils étaient nombreux à venir à votre petite sortie en forêt mais quand tu les accompagnais, ils étaient sages. Les adolescents t’aidaient à les surveiller également et ils aimaient que tu joues avec eux, notamment lorsque tu créais un animal de glace pour qu’ils puissent le courser et essayer de l’attraper. Les voir courir dans tous les sens et râler te faisait rire, notamment quand un ou deux trébuchaient ou tombaient expressément sur la neige pour essayer d’attraper ta création.

Tu étais en forme et de bonne humeur jusqu’à ce que tu reçoives encore un colis de ton admirateur secret – apporté par ton oiseau messager, un élanion blanc. Par chance, il ne visait pas les enfants dans sa lettre, il voulait juste que tu ne t’approches plus de tes amis de sexe masculin ainsi que de tes frères adoptifs – soit disant, pour leur bien. Comment pourrais-tu rejeter quelqu’un qui t’a toujours soutenue, qui a prit soin de toi et/ou avec lesquels tu vivais ? De quel droit il se permettait de les menacer ? Il n’était pas encore allé aussi loin et ça t’inquiétait parce que tu savais qu’il était capable de tout…

Doux Delta ! Qui était-ce, à la fin ?
Qui pouvait prendre la liberté de te stalker et d’être aussi familier avec toi, tuant pour toi ? Tu voulais que ça cesse, tu voulais reprendre une vie normale car ces événements ne faisaient que te convaincre de quelque chose dont tu avais longtemps essayé de te persuader du contraire : tu n’étais qu’un oiseau de malheur et tout ce que tu aimais, tôt ou tard, risquait de disparaître. D’une façon ou d’une autre, tu te devais de protéger ta famille et tes amis mais tu ne supporterais pas d’être désagréable envers eux juste parce que quelque psychopathe en avait décidé ainsi… Peut-être qu’il était temps de quitter la maison mais… pour aller où ? Tu étais née à Snowdin et tu aimais cet endroit. Comment voulait-il que tu évites ceux que tu aimes en vivant dans un des rares villages de l’Underground ? Il était capricieux et irrationnel… Tout ça parce que son petit rendez-vous avec toi fut gâché par la présence d’un de tes voisins, Sans. Tu savais que ça l’avait irrité mais tu n’y pouvais rien et tu refusais de te laisser intimider par un individu aussi apathique et égoïste que lui.

Après avoir regardé autour de toi, au cas où tu sentais une présence ou tu apercevais quelque chose d’anormal. Peut-être qu’il n’allait rien faire aux jeunots qui t’accompagnaient mais, au cas où, tu haussas la voix pour dire que les jeux étaient finis, qu’il était temps de rentrer au village – à leur grand dam. Tu ne les raccompagnas pas jusqu’à Snowdin, tu restas de l’autre côté du pont, leur disant que tu avais encore quelque chose à faire en forêt, que tu rentrerais plus tard – si quelque demandait à ton sujet. Tu ne mentais pas mais tu ne disais pas non plus la vérité : tu n’avais rien à faire, en particulier, juste faire passer le temps et t’assurer qu’il n’y avait pas un génocide jaloux dans le coin.

Ainsi, allas te tapir dans la forêt qui te vit naître.
Tu erras entre les arbres, t’éloignant des zones fréquentées pour éviter de croiser quelqu’un que tu connaissais – tu connaissais beaucoup de monde, hélas. Puisqu’il n’y avait personne dans les alentours, tu sentis ton sourire s’effacer et laisser rapidement place à ce visage de poupée, quasi inexpressif et au regard mélancolique que tu arborais quand tu étais seule. Malgré les apparences, tu n’avais pas toujours envie de sourire, tu étais lunatique et, comme tout le monde, tu avais aussi des moments de faiblesse, des instants où tu souhaitais être seule pour réfléchir et autres.

Silencieusement, tu ouvris le colis qu’on t’avait quelques heures plus tôt. Tu savais ce que tu allais y trouver, ce n’était plus vraiment une surprise : cette fois-ci, c’étaient encore des animaux morts – deux écureuils, en fait.  Tu les posas sur la neige, laissant que ta rapace s’en charge. Au moins, lui, il y trouvait une utilité – mangeait la charogne qu’on t’envoyait.

Non mais ! Quel bâtard ! Il a osé… Il a osé ! J’y crois pas… entendis-tu.

Quelqu’un jurait inlassablement.
Une femme, à en croire le timbre de sa voix. Tu te serais bien cachée pour éviter que quelqu’un te voit à l’instant mais, tu sentis que ce n’était pas un être vivant. En effet, c’était une âme errante, une âme humaine, si ton intuition ne te trompait pas. Malgré ta petite baisse de moral, tu t’avanças vers la source du son jusqu’à apercevoir l’esprit d’une femme qui tournait, rageant, devant un bonhomme de neige. Des tâches écarlate ornaient la neige à ce même endroit, bien que discrète – elle seront couverte lors du prochain blizzard, sûrement. Lorsque l’esprit te perçut, elle se tourna vers toi et s’approcha aussitôt, un faible lueur d’espoir dans son regard.

Tu peux me voir ?! Dieu merci, quelqu’un à qui je peux parler ! s’exclama-t-elle, posant ses mains sur tes épaules. Elle semblait avoir plus ou moins ton âge, physiquement. Elle était morte jeune. REGARDE ! Cette ordure a osé faire un bonhomme de neige sur mon cadavre ! J’ai essayé de le suivre et de lui dire deux ou trois trucs mais… il m’entend pas… il me voit pas… Dis, est-ce que tu pourrais lui passer un message de ma part ? te demanda-t-elle.

C’était un vrai moulin à paroles, cette femme… Elle était irritée alors, tu cherchas à la calmer en usant de ton contrôle sur les émotions, tentant de lui transmettre ton propre calme. Tu ne pouvais pas lui transmettre de la joie parce que tu n’étais pas vraiment d’humeur. Comment pourrais-tu refuser de transmettre un message d’un esprit ? Si tel était son souhait, tu allais faire ainsi, même si, pour cela, tu devais t’approcher de Delta sait qui… Sur cette pensée, tu esquissas un faible sourire avant de hocher la tête.

La personne en question est mon ex-mari – ou du moins, c’est ce qu’il voulait être... Il est grand, brun, la peau hâlée. Transmets-lui ceci, please : Bâtard, si tu refais un bonhomme de neige sur ma tombe, je reviendrais et je te hanterais jusqu’à ce que tu crèves. ajouta-t-elle, marquant une courte pause avant de poursuivre – sans te laisser le temps de dire quoi que ce soit : Fais attention à lui, il se trouve près du ruisseau alors, dès que tu lui diras ce que tu as à dire, si j’étais toi, je prendrais mes jambes à mon cou. continua-t-elle, précisant aussitôt : N’oublies pas de dire que c’est moi qui lui adresse ces tendres mots, d’accord ? Le connaissant, il a même dû oublier où il m’a enterré… Ah et, merci d’avance, c’est sympa de me donner un coup de pouce. Bon courage !

Tant d’amour, en effet…
D’habitude, les esprits se plaisaient à te raconter leur vie, à vider leur sac et à échanger avec toi les bonnes et mauvaises expériences mais, l’âme de cette femme s’était contentée de cracher son venin avant de disparaître. Elle était satisfaite ainsi, elle n’attendit même pas à ce que tu puisses en placer une ou lui dire que tu ne pouvais pas te permettre des familiarités avec un homme, qui l’avait tuée, juste pour accomplir sa dernière volonté. Un long soupir t’échappa alors. Peu d’âmes te laissaient en plant de la sorte… Elle te mettait dans un beau compris, elle… Tu ne jurais jamais, tu ne savais même pas si tu oserais citer ces propos, textuellement, face au type en question et, c’était bien beau mais on ne t’avait pas dit non plus où est-ce qu’il se trouvait, exactement… Le ruisseau, c’est pas d’une grande aide mais, vu que cet endroit n’était pas très fréquenté, c’était déjà un petit plus… Elle ne t’avait même pas dit son nom...

Afin de raccourcir le temps de recherche, pour économiser la chaleur que tu avais absorbé à la maison, tu créas quelques petits animaux à partir de la neige et de la glace environnante – la matière prime ne manquait pas, heureusement. Une fois animés, les lapins et les petits oiseaux givrés s’éparpillèrent sur la zone afin de chercher l’homme en question. Tu continuas d’avancer, lentement, vers le cours d’eau, attendant qu’un d’entre-eux te dise où te rendre. Il y avait un lien spécial entre tes créations et toi, tu pouvais voir à travers leurs yeux si tu fermais les tiens et te concentrais. Tu pouvais également entendre à travers eux : c’était une variante de ta vision partagée.

Heureusement, ce ne fut qu’une question de minutes avant qu’un lapin de neige trouve l’individu en question. Si l’animal n’avait pas eu les yeux blancs, il aurait presque eu l’air d’être en chair et en os. Il agissait comme un lagomorphe normal, remuant son petit nez et ses oreilles, tout en observant le brun qu tentait d’étrangler son couteau – jusqu’à se blesser. L’animal demeura quiet, sur l’autre rive et au bord de l’eau. Il ne tarda point à te transmettre sa localisation.

D’un pas léger, tu traversas la distance qui vous séparait, allant à l’encontre du brun. Tu demeuras à quelques mètres de la rive, près d’un arbre, le regardant avec tes grands yeux améthystes – muette. Le lapin de neige s’approcha alors de toi et s’installa à tes pieds. Les autres animaux que tu avais créé vinrent également au point de rencontre, s’installant autour. Le seul animal vrai parmi eux demeurait ton élanion blanc, qui lui, te suivit par les airs avant de se percher sur une branche basse, non loin de toi – ses yeux étaient écarlates.

Salutations, sir... soufflas-tu, d’une voix plutôt douce. Tu marquas une pause, te rapprochant un peu plus de l’arbre, te montrant presque farouche ou timide : tu étais mal à l’aise, à vrai dire. Euhm… Je ne voudrais guère vous importuner mais… quelqu’un m’a demandé de vous transmettre un message que je ne suis sûre de pouvoir vous répéter, par courtoisie. commenças-tu, t’adressas à lui, faisant une petite moue incertaine. Encore est-il et à risque de paraître… intrusive ou étrange, votre ex-épouse m’a demandé de vous dire de ne plus faire des bonhommes de neige sur sa tombe au risque de vous hanter jusqu’à la fin de vos jours... lui dis-tu, détournant le regard pour observer les petites créatures artificielles.

Doucement, tu t’accroupis afin de caresser la tête du lapin, le remerciant pour son aide – suite à quoi, lui et ses compagnons perdirent le souffle de vie qui les animait : ils n’étaient plus que des simples sculptures de givre et de poudreuse. Par pure prudence, tu levas à nouveau le regard vers ton interlocuteur, réalisant que tes propos pourraient éventuellement te coûter très cher. Si cet homme était dans le fin fond de la forêt, c’est qu’il ne souhaitait peut-être pas qu’on sache qu’il était là… Tu ne jugeais personne que tu ne connaissais pas, mais tu ne pouvais pas t’empêcher de te méfier des gens qui te semblaient imprévisibles. À cause de l’inquiétude, tes iris devinrent plus foncés et ne tardèrent point à prendre une teinte bleue électrique.

Hmn… avant que vous ne disiez ou fassiez quoi que ce soit, sachez que je ne souhaite point vous porter préjudice, je ne vous dirais rien à votre sujet ou celui de votre feu votre épouse. Cela ne me concerne guère, je vous ai juste fait part de ses dernières volontés. ajoutas-t-tu, replaçant une mèche de derrière ton oreille.

Ta longue chevelure traînait sur la neige, s’y confondant de par sa blancheur. Si tu n’avais pas été vêtue de violet et noir, tu aurais pu passer complètement inaperçue dans le terrain – t’y camouflant. Même ta peau était diaphane. Tu semblais être tout l’opposé de cet homme mais tu espérais qu’il ne se prendrait pas ta venue comme une menace et qu’il ne serait pas vexé par tes propos. Tu étais aussi sérieuse que polie et, si tu restais davantage, ce n’était pas parce que tu étais imprudente, non. Tu avais besoin de prendre ton souffle. Gardant tes genoux contre ta poitrine, tu analysas le brun avant de te permettre un dernier commentaire :

Les taches de sang partiront mieux si vous utilisez de l’eau oxygénée mais, si vous n’en avez pas chez-vous, vous pouvez utiliser la plante qui se trouve à côté de vous, celle qui a les petites fleurs roses. En frottant ses feuilles plus sombres sur vos effets personnels, vous pourrez les laver plus aisément... terminas-tu, passant tes bras autour de tes genoux, t’asseyant sur la neige.

Tenue d'Amy:
 



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Dernière édition par Amerlyllian le Sam 11 Mar - 22:22, édité 1 fois
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Haelwezhenn Bellovesus
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MessageSujet: Re: Ne jamais faire confiance à un couteau. [PV Amerlyllian   Jeu 5 Jan - 0:19

"Ne retiens pas tes lames ♫"


Voilà qu’il se sentait blessé, aussi bien dans le propre que figuré. Il nettoyait ses mains, les larmes aux yeux. Il avait chéri ce couteau, comme celui-ci avait-il pu lui couper un peu la main ? D’autant plus qu’il avait laissé son ex-femme le retourner contre lui. Fort heureusement qu’il avait été meilleur qu’elle, il avait réussi à esquiver le coup effleurant seulement son flanc (pas à la vanille). Elle aurait pu le tuer mais comme les Cieux l’aimaient bien (ou alors le détestaient et préféraient le laisser sous Terre pour ne pas le laisser les rejoindre) et s’étaient ainsi montré cléments avec lui. Alors qu’il s’apprêtait à demander la raison pour laquelle la lame l’avait blessée il sentit une présence. Son instinct de survie lui demandait de faire attention, de partir mais aussi de changer de couleurs. Malheureusement il avait perdu du sang et essayer de se faire passer pour un simple promeneur de passage dans la forêt n’était donc pas une bonne idée. Aussi il craignait que s’il perdait trop d’hémoglobine que son pouvoir ne lui soit inutile, faisant n’importe quoi.

Soudainement une voix se fit entendre. Celle d’une femme. Il se tourna doucement vers elle et l’observa. Potentielle ennemie ou future membre de sa famille ? En tout cas, elle semblait être plus jeune que lui. Peut-être n’était-ce qu’une illusion, vu qu’il avait déjà croisé des créatures plus âgées que lui et qui pourtant auraient pu être confondu avec des enfants de dix ans. En tout cas, le constat fut rapide : elle était ravissante et ressemblait à une madame de neige. Ce qui lui plut aux premiers abords fut la couleur des yeux de la demoiselle mais également sa tenue mauve. Ce qui lui déplut par contre fut le nombre d’animaux de neige. Ils n’étaient pas là toute-à-l’heure. Si ? En tout cas, l’inconnue lui passa un message, celui de son ex-femme. Bon sang ? Elle était encore vivante celle-la ? Impossible, elle avait eu le cœur avait bien été poignardé. Dans sa grande bonté il ne lui avait pas fait subir de grosses atrocités comparées à d’autres. Dix coups de poignards valaient mieux qu’un empalement.

« Je savais qu’elle me ferait flic post-mortem, répondit-il en riant. Dommage qu’elle n’ait pas pu devenir Lame-sœur que j’attendais… héhé… lame-sœur… »

Riant tout seul de sa blague, il regarda la poupée de porcelaine prendre place dans un coin tout en lui donnant des conseils de lavage. Mais, elle était blanchisseuse ? Pour ça qu’elle savait comment laver le linge ! Si ce n’était pas merveilleux ! Comment ça elle n’avait pas dit qu’elle travaillait dans une blanchisserie ? Le criminel avait décidé qu’elle l’était et il en serait ainsi. Un grand sourire s’afficha de nouveau.

« Oh vraiment ? Merci du conseil ! »

Il regarda la plante et prit les feuilles les plus sombres, sous le conseil de la demoiselle. Il frotta ses vêtements mais malheureusement cela ne servait à rien. En effet, sa main saignant encore il mettait plus de sang sur son manteau qu’il ne les nettoyait. Il laissa échapper un soupire et regarda l’inconnue.

« Tu m’as…. Menti ? Tu n’es pas une blanchisseuse ou une lingère quelconque, Catherine ? Tu me déçois ! »

Il en avait presque les larmes aux yeux tellement il était tout en émoi. Tendant sa main vers elle, la fixant avec un rictus qui aurait pu effrayer un clown et ses yeux gris clair la fixant, il commença à se relever pour s’approcher d’elle.

« Viens ici que je te punisse, à ma manière ma mignonne♥ »

Il récupéra son couteau en le remettant dans son manteau et manqua à plusieurs reprises de trébucher en s’approcher de la poupée de porcelaine. Rapidement il se jeta sur elle pour lui tirer les joues.

« Ha qu’elles sont crô meugnonnes ces petites joues ! Laisse-moi les tirer jusqu’à ce qu’elles virent au rouge ! Elles peuvent s’étendre ?! Jusqu’à quelle longueur ?! Je veux tout savoir sur ces joues ! »

Il s’extasiait devant cette bouille enfantine. Cela lui donnait presque envie de l’adopter, de la prendre dans ses bras et de l’emmener jusque dans sa maison cachée au fin fond de la forêt, de gré ou de force. Généralement, de force. En fait, toujours de force. Personne n’avait été d’accord jusque-là pour rejoindre la famille Bellovesus en y repensant. Que le monde est cruel.

« Mais dis-moi aussi. Comment cela se fait-il que tu aies vu mon ex-femme ? »

Il tapota ses doigts sur ses joues.

« Elle ne serait pas par hasard encore vivante ? Ah, gonfle les joues aussi. Je veux voir si ça fait « pouet ». S’il te plait. Bien sûr. »
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MessageSujet: Re: Ne jamais faire confiance à un couteau. [PV Amerlyllian   Sam 14 Jan - 20:56
Malgré ton air détendu et naturel, tu ne baissais pas ta garde. Le jeu de mots de ton interlocuteur te fit glousser – gloussements qui passèrent certainement inaperçus à cause du rire de ce dernier. C’était sinistre et nul, mais c’était drôle. Tu avais le sourire facile, même les vannes de Sans et Gabriel te faisaient rire, pour tout dire. En tout cas, tu sentis que quelque chose le dérangeait. Cela ne te concernait pas directement mais, suivant son regard, tu compris qu’il s’agissait des animaux de neige et de glace qui t’entouraient. Par ailleurs, il y avait une pointe de doute, d’incrédulité, dans son esprit quand tu parlas de feu son épouse.

Oh vraiment ? Merci du conseil ! te remercia-t-il, concernant le conseil de lavage.

Il regarda la plante que tu avais mentionné avant de prendre quelques feuilles sombres, suivant ton conseil mais… plus il essayait de nettoyer les taches, des nouvelles apparaissaient et s’étendaient : tu vis alors qu’il s’était blessé avec son couteau – quand il tentait… de l’étrangler ? Ce n’était peut-être pas grande chose, tu ne percevais pas une grande douleur en lui mais ça t’inquiétait quand même : une blessure mal soignée pouvait s’infecter et empirer rapidement… au point de perdre un membre. Il poussa un soupir, levant le regard vers toi.

Tu m’as…. Menti ? Tu n’es pas une blanchisseuse ou une lingère quelconque, Catherine ? Tu me déçois ! lança-t-il, les yeux brillants – ému.

C’est qui Catherine, au juste ?
Toi ? Te confondait-il avec quelqu’un ?

Tu n’en savais rien mais il semblait vraiment s’adresser à toi. Il tendit une main dans ta direction : il ne s’était pas encore levé mais tu savais qu’il comptait s’approcher. Même si tu ne sentais aucune hostilité, tu fis un vague mouvement de recul, te redressant soigneusement – pour ne pas glisser et finir dans la flotte. Il ne tarda pas à poursuivre, s’approchant de toi avec ce grand sourire inquiétant :

Viens ici que je te punisse à ma manière, ma mignonne♥ fit-il, rangeant son couteau dans une poche du manteau. Quand il s’approchait de toi, il manqua de trébucher à plusieurs entreprises. Tu fis un pas de plus en arrière, calant ton dos contre le tronc gelé qui te servait d’appui. À cet instant même, le brun se jeta sur toi, saisissant tes joues – tirant dessus comme Gabriel avait l’habitude de faire quand tu l’inquiétais ou que tu faisais une bêtise. Ha qu’elles sont crô meugnonnes ces petites joues ! Laisse-moi les tirer jusqu’à ce qu’elles virent au rouge ! Elles peuvent s’étendre ?! Jusqu’à quelle longueur ?! Je veux tout savoir sur ces joues !

Il n’en faudra pas trop, pour faire rougir tes joues.
Tu avais la peau très fine, douce et sensible. Comme celle des enfants humains, sans doutes. Ta petite bouille enfantine extasiait ton cadet. Quand il lâcha tes joues, tu les frottas doucement, faisant la moue : il avait tiré assez fort dessus, mine de rien, tes étaient rouges – autant par la gêne comme pour les avoir étirées – et elles picotaient. Tes yeux se décolorèrent un peu, demeurant bleus électriques – à peine plus clairs. Tu sentis un mélange d’émotions chez cet homme que tu n’aurais pas su décrire. Pourtant, tu aurais presque pu percevoir un semblant de solitude ou de déception ? À quoi pensait-il ?

Mais dis-moi, aussi. Comment cela se fait-il que tu aies vu mon ex-femme ? te demanda-t-il, tapotant avec ses doigts. Elle ne serait pas par hasard encore vivante ? Ah, gonfle les joues aussi. Je veux voir si ça fait « pouet ». S’il te plaît. Bien sûr.

Toi, gonfler les joues ?
Depuis quand ne l’avais-tu plus fait ? Cela faisait des années ! La dernière fois, tu l’avais fait quand tu boudais à ton frère aîné parce qu’il ne t’avait pas laissé aller en forêt avec d’autres enfants du village. Tu n’avais que huit ans, à l’époque. Tes joues, déjà d’une tendre couleur pêche, rougirent davantage, gonflant un peu les joues – pour faire plaisir au génocide. Et oui, ça faisait pouet – tu avais une frimousse tellement innocente et adorable. Après quelques instants, tu fronças doucement ton nez, prenant les mains de cet homme afin de les inspecter. Ton corps était gelé, on le sentait même à travers tes gants.

Je ne vois guère l’intérêt de vous mentir, sir. Que ce soit au sujet de feu votre épouse ou du lavage. Vous vous êtes blessé, tantôt – il est normal que vous n’ayez pu laver vos affaires. soufflas-tu, levant les yeux vers son visage, accrochant son regard avant de reporter ton attention sur ses mains. Je doute qu’un humain puisse survivre à une dizaine de coups de poignard dans le buste... commentas-tu, répondant à sa question d’une façon assez évasive.

Devais-tu ou ne devais-tu pas lui dire que tu pouvais communiquer avec les esprits ?
Sans faire de gestes brusques, vins déposer un baiser sur les plaies. Tu usas de ta maîtrise de la glace afin de faire cesser l’hémorragie, procurant à ton cadet une sensation très légère de froid autour des blessures – tu l’avais anesthésiée, également. Satisfaite, tu te redressas pour regarder à nouveau le brun – droit dans les yeux. Tu lui adressas un sourire presque maternel avant de reprendre la parole :

Si vous le désirez, je peux vous aider avec les taches. Si vous bougez brusquement vos mains ou que vous faites des efforts, votre blessure se rouvrira. Même si ce n’est qu’une entaille superficielle, elle peut s’infecter et s’amocher rapidement, vous savez ? lui dis-tu, lâchant ses mains avec la même délicatesse avec laquelle tu les avais saisies.

Sur ce geste, tu te penchas pour prendre un peu de neige et frotter tes joues avec – retirant le sang qui les avait maculées. Tu ne sentais pas le froid quand tu avais assez d’énergie – et, aujourd’hui, c’était le cas. En te redressant, tu semblas pensive. Tu regardas la neige, muette, hésitant à compléter la réponse que tu avais donné au brun lorsque tu entendis quelqu’un t’interpeller – tu perçus deux présences non loin, des esprits :

Lys ! Tu as l’air occupée mais… aurais-tu un instant à nous accorder ? intervint une voix masculine, mais enfantine.

À son entente, tu te tournas pour regarder l’enfant fantomatique.
Avec lui, il y avait une petite hybride, qui se cachait timidement derrière l’enfant que tu connaissais : ce dernier était mort il y a quelque temps et errait dans la forêt. Il n’avait pas voulu traversé de l’autre côté, quand tu le rencontras. Il voulait aider d’autres esprits qui étaient bloqués dans le monde des vivants – et, généralement, il les menait jusqu’à toi, quand il ne savait pas quoi faire ou que son aide n’était pas suffisante. Silencieusement, tu t’excusas auprès du brun en posant une main sur son bras avant de le contourner et t’éloigner un peu avant de t’accroupir pour te mettre à la hauteur des enfants.

Bonjour, vous deux. Oh~ qu’elle est jolie, cette petite ! Qui es-tu, donc, une amie de Ben’ ? dis-tu, d’une voix tendre et maternelle. Un grand sourire étira tes lèvres, t’accoudant sur tes genoux, observant les deux esprits. Ne sois pas timide, voyons. Je ne mords pas, tu sais ?

Tu ris doucement, mettant la fillette en confiance.
Hésitante, la petite se plaça à côté du garçon, restant accroché à lui – tout en te regardant.

Elle s’appelle Lala. Elle dit qu’elle s’est perdue en forêt, la semaine dernière, quand elle se promenait avec son père… Elle aimerait le retrouver mais elle dit habiter de l’autre côté de Waterfall, près de Hotland et je ne peux pas quitter la forêt… t’expliqua-t-il, regardant sa cadette avant de faire une mine assez triste. Il ne pouvait pas parler du fait qu’elle était morte, elle ne l’avait pas encore réalisé. Ton sourire faiblit, comprenant où voulait en venir ton ami. J’ai vu où se est ce que tu sais, Lys… Je te montrerais après, tu devras t’en occuper. Ce n’est pas très loin mais je ne veux pas qu’elle le voit. ajouta-t-il, se penchant vers toi pour te murmurer une atrocité qui te donna un pincement au cœur : Je crois qu’elle a été abandonnée… Son père n’est pas revenu la chercher ou, du moins, personne n’a semblé la chercher. Il lui suffira de son père une dernière fois, je pense...

L’enfant se redressa, poussant la petite à s’approcher davantage.
Tu ne pouvais pas les toucher comme ils pouvaient faire avec toi, mais tu pouvais leur transmettre encore un peu de tendresse. Ainsi, tu ouvris tes bras pour inviter l’hybride à venir contre toi – chose qu’elle fit, d’une façon presque désespérée : elle manquait cruellement d’amour. Tu mimas une étreinte, passant tes bras autour d’elle avant de lever une main, pour caresser l’arrière de sa tête.

Ben', je vais te prêter un avatar, montre-lui où c’est – je le saurais. Je peux garder Lala, en attendant. dis-tu à l’entente du garçonnet.

Après avoir prononcés ces mots, le lapin de neige qui se trouvait non loin du brun prit à nouveau vie et s’approcha de vous, s’éloigna aussitôt que l’enfant reprit sa route. Tu te redressas, le regardant s’éloigner. Tu avais faillit oublier le brun à force de discuter avec ces esprits. La petite fille accrocha une de ses mains sur les pans de ta jupe, faisant que le tissu se froisse visiblement – seul indice physique de sa présence. L’air un peu gênée, tu refis face au génocide, lui adressant un petit sourire :

Veuillez m’excuser pour cette interruption. Euhm… je pense que cette scène peut-être bien plus significative que ma réponse de tantôt, concernant feu votre épouse... soufflas-tu, replaçant une mèche derrière l’une de tes oreilles. … Et, ma foi, elle usait d’un langage très fleuri...

Suite à ces mots, tu te tus.
Tu ne savais pas quoi dire ou faire de plus. Il fallait que tu attendes à ce que Benjamin et ton lapin retrouvent le corps de la petite Lala avant de pouvoir faire quoi que ce soit d’autre. Attendre ici était la meilleure des solutions, à ton avis.



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Dernière édition par Amerlyllian le Sam 11 Mar - 22:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ne jamais faire confiance à un couteau. [PV Amerlyllian   Jeu 9 Mar - 0:47

"Future membre de la famille?"


Quelle était trop choute comme ça ! A gonfler ses petites joues de rongeur. Haelwezhenn ne pouvait pas résister à l’envie de lui faire « pouet » alors il appuya dessus avec ses deux mains, tout content. Il lui massa le visage.

« Ha merci ♥ Tu es trop gentille, trop adorable ! Je crois que je t’aime bien déjà ! »

Déjà il la voyait en tant qu’amie, non comme sœur. Une tante pour ses enfants. Oui, elle était marrante, rigolote après tout. Il ne pouvait pas la laisser partir sans lui dire ses réelles intentions de faire d’elle un membre de la famille. Quoique…. Allait-elle pouvoir s’en aller ? Il n’était pas sûr que le criminel lui laisse la vie sauve ou tout simplement rejoindre sa petite maison. Son quotidien changerait en fin de journée, il se le promettait. Alors qu’il allait récupérer ses mains la demoiselle les lui prit. Il tiqua légèrement à cause du froid qu’il pouvait ressentir à travers les gants en les fixant. Lui qui était à moitié reptile se devait normalement de vivre en milieu chaud. Or, il avait toujours préféré vivre à Snowdin. Il savait que c’était dangereux pour lui mais il ne pouvait pas se décider à changer d’habitat. Surtout comment pourraient prendre ses enfants adoptifs s’il se décidait à les emmener à Hotland ? Il était conscient que certains ne pourraient pas supporter la chaleur écrasante et insupportable pour des « bonhommes de neige » comme il les appelait. Certes il était fou mais ne voulait pas risquer la vie de ses adorables bambins même si un jour ou l’autre il risquait de les tuer.

Le génocide écoutait ce que disait la jeune femme. Elle lui parlait, ne le fuyait pas. Elle le soignait ou du moins anesthésiait la douleur de ses mains. Il la fixait sans cesse réfléchissant de plus en plus. Il comprenait qu’elle avait vu sa femme, peut-être un fantôme, mais s’en ficha. Pour l’instant le seul truc qui le préoccupait à ce moment-là n’était que la douceur et la délicatesse de la gente demoiselle ainsi que sa politesse. Il pouvait également noter son courage. Elle était consciente qu’il n’était qu’un tueur qui lui était inconnu et pourtant elle le soignait. N’importe qui aurait laissé un pauvre gars blessé dans son pétrin sauf s’il risquait de mourir bien évidemment et encore… mais l’albinos était différente, elle ne semblait pas être individualiste.

La charmante inconnue le lâche pour s’éloigner de lui. Haelwezhenn ne la regarda en ne bougeant pas ses mains, les gardant même immobile. Il devait avouer qu’il commençait à avoir froid mais il préférait rester ici auprès de la demoiselle qui… communiquait avec des choses invisibles. En faisant le lien avec sa femme, il comprit qu’elle n’était vraiment pas folle mais qu’elle pouvait voir des macchabées. Si quelqu’un d’ordinaire pouvait trouver ça effrayant il en était autrement pour Haewezhenn trouvait ça génial. Il s’imaginait bien narguer ses victimes post-mortem, se fichant de leur poire ou leur expliquant bien ce qu’ils avaient ratés dans leur première vie pour qu’elles puissent bien réussir leur seconde s’il était de bonne humeur. Il la fixait assez admiratif avant de regarder le lapin de neige. Tiens, il était vivant de nouveau ? Il se demandait si ça pouvait se manger en civet ou si ça fondait… Un civet de lapin de neige… ou une soupe… une soupe à la neige… ridicule ou ingénieux ? Il ne savait pas comment qualifier son idée. La demoiselle revint vers lui et fort heureusement : il avait eu peur qu’elle s’en aille sans même lui faire la bise et qu’il devait lui courir après. Il la regardait, droit dans les yeux et il afficha un grand sourire.

« C’est normal, elle était fleuriste. »
lui répondit-il tout bêtement.

C’était surprenant, elle était revenue vers lui alors que d’autres auraient fui, seraient parti en courant ou bien se seraient dépêché de s’éloigner le plus possible de lui en lui adressant un dernier regard haineux. Il se redressa pour lui prendre la main. Une nouvelle idée lui vint en tête. Non, elle ne pouvait pas devenir la tante de ses enfants, elle était bien trop douce, bien trop délicate pour ça.

« Pourquoi me vouvoyer et m’appeler « Sir » ? Tu peux m’appeler par mon prénom ! Je m’appelle Haelwezhenn et toi quel est ton adorable petit nom ? »

Et sans même attendre sa réponse il l’attrapa par les épaules pour les tenir fermement. Oui, il était prêt à commettre une nouvelle fois un crime et il le préparait déjà. Il se voyait bien l’emmener de force chez lui, se demandant s’il devra l’assommer comme toutes les autres ou si elle allait se laisser faire. Remarque, le premier serait plus plausible.

« Et dis-moi, est-ce que tu as une famille ? Ou alors rêvé d’en avoir une rien que pour toi ? Avec un mari et des enfants ? »

Ses yeux virèrent à ce moment au blanc complet et sa peau légèrement au violet. Il n’arrivait pas à en faire plus : il était blessé après tout et il faisait froid.

« Et dis-moi, adores-tu le violet ? »


Question plutôt stupide puisqu'elle en portait, mais il aimait la poser.
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MessageSujet: Re: Ne jamais faire confiance à un couteau. [PV Amerlyllian   Sam 11 Mar - 18:20
« C’est normal, elle était fleuriste. »

Shame on you, Amy.
Tu n’as pas pu t’empêcher de rire quand le brun fit cet horrible jeu de mots concernant le langage de sa femme. Le pire, c’est que tu ris de bon cœur. La situation n’était pas idéale mais, c’était plus fort que toi. Remarque, ce n’était peut-être pas pire que rire aux calembours de Sans. Tu te fis violence d’arrêter après quelques secondes, sous le regard insistant de la petite hybride fantôme qui serrait ta main davantage et celui de ton interlocuteur.  Tu sentis que ce dernier était surpris que tu sois revenue auprès de lui, malgré le fait que tu saches ce qu’il avait fait et, visiblement, personne ne devait l’avoir fait jusqu’à présent. Tu lui adressas un doux sourire, un peu timide alors qu’une pointe de gêne affluait dans ton esprit, teignant d’une tendre couleur pêche tes joues.

Pourquoi me vouvoyer et m’appeler « Sir » ? Tu peux m’appeler par mon prénom ! Je m’appelle Haelwezhenn et toi quel est ton adorable petit nom ? se présenta-t-il et, sans te laisser le temps de lui répondre, il te saisit par les épaules – fermement.

Tu te tendis légèrement, à cause de son mouvement brusque mais tu n’avais pas peur pour autant. Ton corps se détendit aussitôt, sentant la douce chaleur qui émanait de son corps. Il avait froid mais son corps produisait une chaleur que le tien ne produisait pas, en temps normal. Tu l’absorbais et tu la transformais en froid. Tes grandes prunelles bleues électriques accrochèrent celles de ton cadet. Tu n’arrivais pas à comprendre ses intentions, tu ne parvenais pas à lire en lui. Il n’était pas exactement hostile mais… peut-être qu’il n’avait pas que du bon en tête. À quoi pouvait-il bien penser ?

Et dis-moi, est-ce que tu as une famille ? Ou alors rêvé d’en avoir une rien que pour toi ? Avec un mari et des enfants ? te demanda-t-il, aussitôt. Sa peau devint violette et ses yeux complètement blancs. Ce changement soudain attisa ta curiosité, faisant que tes iris quittent leur teinte bleue pour devenir d’une brillante couleur dorée. Et dis-moi, adores-tu le violet ?

Silencieusement, tu levas ta main libre pour effleurer le visage de cet homme. Tu le détaillas pendant un bref instant, le regardant toujours en face. On pouvait lire de la curiosité dans ton regard mais, également, de la fascination. Il pouvait changer de couleur, lui ? Entièrement. Était-ce volontaire ou pas ? Pouvait-il prendre d’autres couleurs ou… était-ce son apparence d’origine et il prenait une autre plus « humaine », en temps normal ? Tant de questions titillaient ton esprit, sans pour autant oublier que la petite hybride était toujours à côté de vous ou, même, que tu n’avais pas encore répondu aux questions du brun. Pourquoi te demandait-il cela, au fait ?

J’en ai et j’en ai pas, en même temps. J’ai une famille adoptive qui m’a trouvée à orées de cette même forêt quand j’étais enfant. Mes parents sont plutôt âgés et ont plusieurs enfants. Je m’entends bien avec eux, je les aime tous mais… j’ai surtout l’impression d’être fardeau pour eux. Je suis un peu celle qui brise le tableau de famille. commenças-tu, gloussant.

Tu étais sincère : tu les aimais mais tu étais en trop, quoi qu’ils te disent. Tu les mettais inutilement en danger, autant à cause de cet individu qui te harcelait comme à cause de tes crises et tu ne voulais faire du mal à personne. Rougissant fortement, tu pensas à la seconde question.

Je ne souhaite qu’avoir une vie normale, une famille où on s’entend tous plus ou moins bien, où on s’aime et se respecte mutuellement. J’adore les enfants, les habitants de Snowdin me confient souvent les leurs, quand ils sont occupés ou qu’ils veulent que quelqu’un les accompagne dans cette zone ou près de Waterfall. J’aimerais bien en avoir, bien entendu. Qu’ils soient adoptés ou qu’on ait une lien sanguin, je les aimerais tout autant. Encore est-il, pour cela, il faut déjà que j’aie un partenaire. Homme ou femme, peu importe. Du moment qu’on aime et qu’on se soutient. Les proches sont là pour cela, non ? continuas-tu, esquissant un sourire maternel, retirant ta main du visage de ton interlocuteur. Tu vins poker le nez de la fillette qui accaparait ton autre main, la faisant froncer le nez. Ce que je désire, en soi, est bien moins complexe, je pense… Aimer et être aimée, être indépendante et pouvoir protéger ce qui m’est cher. Je ne demande pas grande chose, en soi, je pense. Enfin… hm… Pourquoi ces questions ?

Même s’il t’encourageait à l’appeler par son prénom et à le tutoyer, tu n’avais pas trop l’habitude. Tu n’étais familière qu’avec les enfants et certaines personnes que tu connaissais. Certains « potes » avaient encore droit au vouvoiement après des années.

Pour ce qui est du violet, c’est ma couleur préférée. répondis-tu, marquant une courte pause avant de poursuivre. Oh ! Et, je m’appelle Amerlyllian. Tu peux m’appeler Amy, Ame ou Lys, si tu veux – c’est plus facile. Ravie de faire ta connaissance, Haelwezhenn. Désires-tu continuer notre conversation ailleurs ? Je sens que tu as froid… Personnellement, je dois attendre que mon lapin de neige revienne avant d’amener cette petite bout de chou à Waterfall mais il me retrouvera où que je sois, si tu veux aller quelque part où il fasse plus chaud.

Certes, ton interlocuteur ne pouvait pas la voir. Tu rapprochas ta main libre de tes lèvres pour retirer ton gant en le pinçant entre tes lèvres. Ce n’était pas très poli, selon toi, de parler avec la petite devant cet homme, sans qu’il puisse la voir ou l’entendre. Puis, si la petite pensait toujours être vivante, autant faire tout comme. Sur cette pensée, tu osas poser ta main nue sur l’une de celles de ton cadet, partageant ta vision par le biais d’un lien psycho-physique avec lui. Ainsi, il pouvait voir et entendre, comme tu le faisais, ce qui n’était plus. De ce fait, une petite fille de moins de sept ans, cheveux et yeux bleus, peau très claire. Elle avait quelques écailles ça et là ; c’était sûrement une hybride de type aquatique, elle regardait cet homme timidement. Elle se demandait pourquoi il ne la regardait pas mais elle ne tenait pas rigueur, ayant appris qu’elle ne devait pas interrompre les conversations entre adultes.

Elle souhaiterait retrouver ton père. N’est-ce pas, Lala ? fis-tu, regardant la fillette – elle hocha la tête, souriant. On va le trouver, ton papa, et tu pourras rentrer à la maison. Ne t’en fais pas.

Ton regard trahit une certaine tristesse, de la compassion envers cet esprit égaré. Il n’y avait pas doutes qu’elle avait été abandonnée, si son paternel n’était pas venue la chercher. On ne perd pas un enfant et on reste de bras croisés. Ce type qu’elle admirait qu’elle aimait tant, son père, l’avait amenée ici pour mourir… S’il ne l’avait pas directement tuée. Tu ne pouvais pas en juger, tu ne pourras le faire qu’une fois que tu verras le corps et que tu seras face à cet individu. Nonobstant, tu savais que cette fillette ne rentrera jamais chez soi, à proprement dire. Elle ira ailleurs, elle ira dans un meilleur endroit. Elle ne méritait pas de souffrir. Ce n’était qu’une enfant.

Petite Lala:
 



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MessageSujet: Re: Ne jamais faire confiance à un couteau. [PV Amerlyllian   
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Ne jamais faire confiance à un couteau. [PV Amerlyllian

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